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Brazzaville – À l’heure où plus de 118 000 candidats affrontent l’épreuve décisive du baccalauréat général et technique, les autorités congolaises ont choisi d’afficher une fermeté sans équivoque contre la fraude scolaire. Derrière le slogan placardé aux entrées des centres d’examen – « Honte aux fraudeurs et tricheurs, honneur aux candidats honnêtes et intègres » – se dessine une vaste opération de sensibilisation et de contrôle destinée à préserver la crédibilité du diplôme le plus convoité du système éducatif national.
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Ce mardi 2 juin 2026, le lancement officiel des épreuves du baccalauréat général et technique a mobilisé plusieurs membres du gouvernement, des représentants des institutions publiques ainsi que des partenaires nationaux et internationaux. Au cœur du dispositif figure la Haute Autorité de Lutte contre la Corruption (HALC), désormais engagée dans une croisade contre les pratiques frauduleuses qui entachent régulièrement les examens d’État.
Cette mobilisation s’appuie sur la loi n° 9-2022 du 11 mars 2022 ainsi que sur les textes réglementaires réprimant la fraude aux examens. Sous l’impulsion de son président, Emmanuel Ollita Ondongo, l’institution entend faire de cette session 2026 un test grandeur nature de sa politique de prévention et de répression.
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Au Lycée Chaminade, où s’est déroulée la cérémonie de lancement du baccalauréat général, le ministre de l’Enseignement préscolaire, primaire, secondaire et de l’Alphabétisation, Jean-Luc Mouthou, entouré notamment du ministre de la Recherche scientifique et de l’Innovation technologique, Rigobert Maboundou, et du préfet de Brazzaville, Gilbert Moanda-Moanda, a donné le coup d’envoi d’une ronde destinée à évaluer les conditions de déroulement des épreuves.
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Dans le même temps, le ministre de l’Enseignement technique et professionnel, Gustave Fulgence René Adicolle Goum, procédait au lancement des examens techniques au Lycée du 5 Février 1979, en présence du secrétaire général de la HALC, Michel Mombili Aweyambi. La délégation a ensuite visité plusieurs centres afin de s’assurer du respect des consignes de sécurité et de transparence.
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Dès les premières heures de la matinée, les agents de la HALC étaient déployés aux entrées des centres d’examen. Fouilles systématiques, contrôle des effets personnels, vérification des accès : rien n’a été laissé au hasard. Téléphones portables et sacs ont été interdits dans les salles d’examen, tandis que les candidats étaient invités à se présenter munis du strict nécessaire.
Partout, dans les cours des établissements et aux abords des centres, des banderoles rappelaient le message des autorités. Un numéro vert gratuit, le 1023, a également été mis à la disposition du public afin de signaler tout cas de fraude, de tricherie ou de corruption. Une initiative qui traduit la volonté de faire de la vigilance citoyenne un maillon essentiel de la lutte contre les dérives.
Les visites ministérielles ont conduit les délégations dans plusieurs établissements emblématiques de la capitale. Pour l’enseignement général, la ronde a notamment concerné le Complexe scolaire Immaculée-Conception à Ouenzé et le Complexe scolaire de la Liberté à Talangaï. Du côté de l’enseignement technique, les autorités se sont rendues au Complexe scolaire Anne-Marie Javouhey ainsi qu’au Lycée technique du 1er Mai.
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L’enjeu est considérable. Cette année, le baccalauréat général enregistre 101 856 candidats répartis dans 310 centres d’examen à travers le pays. Le baccalauréat technique rassemble quant à lui 16 322 candidats répartis dans 88 centres.
Au-delà des chiffres, cette session 2026 apparaît comme un véritable test de crédibilité pour le système éducatif congolais. Dans un contexte où les nouvelles technologies ont multiplié les possibilités de fraude, les autorités veulent démontrer que le mérite scolaire demeure la seule voie légitime vers la réussite.
Le message adressé aux candidats est clair : le diplôme doit être le reflet du travail et de l’effort personnels, non le produit de la tricherie. Car, aux yeux des pouvoirs publics, la valeur d’un examen d’État repose avant tout sur l’intégrité de ceux qui le passent et de ceux qui l’organisent.
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