Overblog Tous les blogs Top blogs Marketing & Réseaux Sociaux Tous les blogs Marketing & Réseaux Sociaux
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

⚽ Mondial 2018 en Russie, Mondial 2026 aux États-Unis : deux visions de l'ouverture au monde

par GéoAfriqueMédias.cg 19 Juin 2026, 11:32 Sport

À chaque Coup le football devient bien davantage qu'un sport. Il se transforme en vitrine diplomatique, en démonstration de puissance et en outil d'influence. Huit ans après le Mondial organisé par la Russie, la Coupe du monde 2026, coorganisée par les États-Unis, le Canada et le Mexique, relance un débat sensible : quel pays a offert les conditions d'accueil les plus ouvertes aux supporters du monde entier ?

En 2018, la Russie avait fait le choix d'une politique exceptionnelle. Grâce au système « Fan ID », les détenteurs de billets pouvaient entrer sur le territoire russe sans visa durant toute la compétition. Le dispositif permettait également l'accès gratuit aux transports publics dans les villes hôtes ainsi qu'aux trains reliant les différentes enceintes sportives du tournoi.
À l'époque, cette politique avait été saluée par de nombreux observateurs comme l'une des mesures les plus ambitieuses jamais mises en œuvre lors d'une Coupe du monde. Le Fan ID constituait à la fois un outil de sécurité et un passeport simplifié pour les supporters étrangers.

Une Russie qui avait misé sur l'accessibilité
Le Mondial russe s'était distingué par une volonté affirmée de faciliter les déplacements. Les supporters pouvaient parcourir gratuitement des milliers de kilomètres entre les onze villes hôtes, de Moscou à Ekaterinbourg, en passant par Saint-Pétersbourg ou Sotchi. Les transports urbains étaient également pris en charge les jours de match.
Cette stratégie répondait à un objectif clair : présenter une image accueillante de la Russie et favoriser une expérience fluide pour les visiteurs étrangers.

Les États-Unis confrontés à la question des visas
La situation apparaît plus complexe lors du Mondial 2026.
Contrairement à la Russie en 2018, les États-Unis n'ont pas instauré de régime général d'entrée sans visa pour les supporters. Les détenteurs de billets doivent toujours satisfaire aux procédures migratoires américaines habituelles. Plusieurs médias internationaux ont rapporté ces dernières semaines des difficultés rencontrées par certains supporters, officiels et personnels techniques originaires de différents pays.
Des cas de refus de visas ou de complications administratives ont notamment été signalés concernant certains ressortissants africains ainsi que des membres de délégations sportives.
Ces situations ont alimenté les critiques de ceux qui estiment qu'un événement mondial devrait garantir une plus grande liberté de circulation à tous les passionnés de football.
Peut-on comparer les deux modèles ?
Toute comparaison mérite cependant nuance.

La Russie de 2018 accueillait seule l'événement et avait pu mettre en place un système exceptionnel centré sur le Fan ID. Les États-Unis, eux, appliquent aujourd'hui une politique migratoire beaucoup plus stricte, justifiée officiellement par des impératifs de sécurité nationale.
Par ailleurs, la FIFA n'a jamais affirmé que les pays hôtes devaient suspendre leurs politiques migratoires ordinaires pour la durée d'une compétition.
Qui est apparu le plus ouvert ?
Si l'on s'en tient exclusivement aux critères d'accès des supporters étrangers, la Russie de 2018 a incontestablement adopté une politique plus permissive et plus avantageuse : entrée sans visa, transports gratuits et formalités simplifiées pour les détenteurs du Fan ID.
Cependant, conclure à partir de ce seul constat que l'un ou l'autre pays serait globalement plus démocratique, plus respectueux des droits ou plus légitime sur la scène internationale relèverait davantage de l'opinion politique que de l'analyse factuelle.

La Coupe du monde reste avant tout un événement sportif. Mais elle révèle aussi les choix politiques, sécuritaires et diplomatiques de chaque État. Sur la question spécifique de l'accueil des supporters, le Mondial russe de 2018 demeure aujourd'hui une référence en matière de facilitation des déplacements internationaux. Le Mondial nord-américain de 2026, lui, montre que les préoccupations sécuritaires et migratoires continuent de peser lourdement sur l'organisation des grands événements mondiaux.

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
commentaires

Haut de page