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Brazzaville – Au terme de deux journées d'échanges, la huitième session ordinaire du Comité des ministres de l'Agence de supervision de la sécurité aérienne en Afrique centrale (ASSA-AC) s'est achevée à Brazzaville sur une ambition clairement affichée : faire de la sécurité aérienne un véritable levier de l'intégration régionale. Réunis autour des défis de la modernisation du transport aérien, les ministres des six États membres de la CEMAC ont adopté un ensemble de textes destinés à rapprocher l'espace aérien communautaire des standards internationaux.
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Présidée par le ministre congolais des Transports, de l'Aviation civile et de la Marine marchande, Josué Rodrigue Ngouoniba, cette session marque une nouvelle étape dans la construction d'un cadre réglementaire commun, jugé indispensable pour renforcer la confiance des usagers, améliorer la connectivité régionale et accroître la compétitivité du secteur aérien en Afrique centrale.
Dès l'ouverture des travaux, le président de la Commission de la CEMAC, Balthasar Engonga Edjo'o, a rappelé que l'intégration régionale ne pouvait plus se satisfaire de déclarations de principe. Selon lui, elle doit désormais se traduire par des réalisations concrètes favorisant la libre circulation des personnes et des marchandises, condition essentielle au développement économique de la sous-région.
Cette volonté politique s'est matérialisée par l'adoption d'un important corpus réglementaire. Le Comité des ministres a approuvé dix règlements d'exécution relatifs aux services de navigation aérienne, un Code communautaire de l'aviation civile, un règlement fixant les règles communes en matière de sûreté de l'aviation civile, cinq règlements portant notamment sur les aérodromes, les opérations aériennes, la navigabilité des aéronefs, l'assistance au sol et les licences du personnel, ainsi qu'un règlement consacré au compte rendu, à l'analyse et au suivi des événements de sécurité dans l'aviation civile.
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Pour les responsables de l'ASSA-AC, ces textes constituent le socle d'une gouvernance aérienne harmonisée, capable de répondre aux exigences de l'Organisation de l'aviation civile internationale (OACI) et de renforcer durablement les capacités techniques des États membres.
Mais l'adoption de ces instruments ne constitue qu'une première étape. Les ministres ont insisté sur la nécessité pour chaque État de mobiliser les ressources humaines, techniques et financières indispensables à la mise en œuvre effective des Programmes nationaux de sécurité, ainsi qu'à l'élaboration et à la publication de leurs Plans nationaux de sécurité de l'aviation.
Le communiqué final, présenté par le directeur général de l'ASSA-AC, Eugène Apombi, traduit cette volonté de transformer les engagements politiques en résultats opérationnels, condition essentielle pour améliorer durablement les performances du secteur aérien régional.
En clôturant les travaux, le président du Comité des ministres, Josué Rodrigue Ngouoniba, a salué « la qualité des échanges » et l'esprit de consensus ayant prévalu tout au long des discussions. Selon lui, les résolutions adoptées permettront de consolider les acquis de l'ASSA-AC, de renforcer ses capacités techniques et de garantir une exécution plus efficace des missions qui lui sont confiées. « Les décisions que nous avons adoptées contribueront indéniablement au renforcement de la sécurité de l'aviation civile dans notre espace communautaire », a-t-il déclaré, exprimant sa confiance dans la capacité des États membres à traduire ces engagements en actions concrètes.
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Le Comité des ministres a également pris acte des conclusions de la dixième session du Comité de direction de l'ASSA-AC, confirmant ainsi la volonté commune de poursuivre la modernisation du secteur aérien en Afrique centrale.
Au-delà des textes adoptés, cette huitième session traduit une conviction désormais largement partagée : dans un contexte où la mobilité, la sécurité et l'intégration économique sont devenues indissociables, la construction d'un espace aérien communautaire sûr, harmonisé et conforme aux normes internationales constitue un enjeu stratégique pour l'avenir de la CEMAC.
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