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Dans la salle des mariages de la mairie de Talangaï, ce dimanche 19 juillet, la nostalgie du village d'origine a laissé place à une ambition plus concrète : faire du développement du district de Ngo une responsabilité collective. À l'initiative de la plateforme citoyenne S.O.S Ngo La Boussole, cadres, élus, autorités locales, chefs coutumiers, représentants associatifs, femmes, jeunes et membres de la diaspora ont esquissé les contours d'une nouvelle dynamique de concertation autour d'un même objectif : replacer Ngo au cœur de son propre destin.
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Sous le thème « Ensemble pour bâtir une vie meilleure pour notre district », la rencontre s'est voulue moins un simple rassemblement qu'un laboratoire d'idées. Le leitmotiv – « S'unir, agir pour le développement de Ngo » – résume l'esprit d'une plateforme qui revendique son caractère apolitique et entend fédérer les compétences au-delà des appartenances sociales ou générationnelles.
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En ouvrant les travaux, le fondateur de la plateforme, Fransteir Mviri-Hondjoula, a lancé un appel à l'unité. « Notre district nous a donné une identité et des racines. C'est désormais à notre tour de lui rendre ce qu'il nous a offert », a-t-il déclaré, plaidant pour un espace permanent de dialogue, de solidarité et d'action capable de réunir toutes les filles et tous les fils de Ngo autour d'une vision commune.
Au fil des interventions, un constat partagé s'est imposé : malgré le potentiel humain de ses ressortissants, le district continue d'accuser des retards dans plusieurs secteurs essentiels. Les participants ont évoqué les insuffisances en matière d'infrastructures scolaires et sanitaires, les difficultés d'accès à l'emploi pour les jeunes, les enjeux de protection de l'environnement, le manque d'opportunités économiques ainsi que les fragilités de la cohésion sociale.
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Pour Romuald Okilassali, membre fondateur de la plateforme, le développement de Ngo passe d'abord par la capacité de ses ressortissants à dépasser leurs divisions. « Nos différences doivent devenir une richesse et non un obstacle », a-t-il affirmé, présentant S.O.S Ngo La Boussole comme un cadre permanent de dialogue, de réflexion et de propositions destiné à accompagner les initiatives locales et à porter les préoccupations du district auprès des pouvoirs publics et des partenaires au développement.
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Les échanges, parfois nourris, ont permis de faire émerger plusieurs priorités : renforcer l'unité entre les cadres, encourager une participation citoyenne active, mobiliser les compétences de la diaspora, structurer l'organisation de la plateforme, élaborer ses textes fondamentaux et construire un plan d'action pour les prochaines étapes.
La synthèse présentée à la clôture des travaux a insisté sur la nécessité de transformer les intentions en engagements concrets. L'un des messages les plus marquants a porté sur la responsabilité économique des ressortissants de Ngo. Beaucoup, a souligné Fransteir Mviri-Hondjoula, choisissent de revenir dans leur district pour y être inhumés après une carrière menée ailleurs, sans toujours envisager d'y investir de leur vivant. Une observation qui a suscité une réflexion collective sur la nécessité de faire de l'investissement local un levier durable de développement.
« Les autres localités avancent ; Ngo doit, lui aussi, accélérer sa marche », a résumé le fondateur de la plateforme, reprenant un mot d'ordre régulièrement associé à la dynamique nationale de développement. Au-delà des discours, les organisateurs souhaitent désormais bâtir une feuille de route capable de transformer les compétences dispersées en projets structurants au bénéfice du district.
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À l'issue de la rencontre, Romuald Okilassali s'est déclaré satisfait de la qualité des débats. Selon lui, S.O.S Ngo La Boussole ambitionne de devenir « une voix de proposition » capable de fédérer les cadres établis au Congo comme à l'étranger, afin de porter des plaidoyers en faveur du développement local et de contribuer à la construction d'une vision partagée pour l'avenir de Ngo.
Cette première rencontre citoyenne apparaît ainsi comme le point de départ d'une initiative qui mise moins sur les promesses que sur la mobilisation des compétences. Reste désormais à transformer cette volonté collective en réalisations concrètes, condition indispensable pour que la « boussole » invoquée par ses fondateurs devienne un véritable cap de développement pour le district de Ngo.
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