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À Brazzaville, le ministre des Transports, de l'Aviation civile et de la Marine marchande, Josué Rodrigues Ngouoniba, a choisi de faire du dialogue social le premier levier de son action. Lundi 6 juillet, il a réuni les représentants des sections syndicales des principales structures placées sous sa tutelle pour une première concertation destinée à restaurer la confiance entre l'administration et les travailleurs d'un secteur confronté à de profondes difficultés.
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Autour de la table figuraient notamment les représentants du Chemin de fer Congo-Océan (CFCO), du Conseil congolais des chargeurs, de la Direction générale de la Marine marchande et de l'Agence nationale de l'aviation civile. Cette rencontre s'inscrit dans la série de prises de contact engagées par le nouveau ministre depuis son arrivée à la tête du département des Transports.
Au-delà du caractère protocolaire, les échanges ont rapidement porté sur les préoccupations concrètes des agents. Les responsables syndicaux ont dressé un état des lieux sans détour des difficultés qui fragilisent leurs établissements : retards de paiement des salaires, insuffisances dans la gestion administrative et financière, dégradation des conditions de travail et nécessité de moderniser les outils de production.
La situation du Chemin de fer Congo-Océan a particulièrement retenu l'attention. Les représentants des cheminots ont rappelé le lourd passif social auquel sont confrontés les agents, évoquant quarante-quatre mois d'arriérés de salaires, symbole des difficultés persistantes que traverse cette entreprise stratégique pour l'économie nationale.
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Face à ces revendications, Josué Rodrigues Ngouoniba a appelé les travailleurs à préserver l'outil de production et à maintenir leurs efforts, tout en les assurant que leurs préoccupations avaient été pleinement prises en compte par le gouvernement. Il a indiqué que les dossiers relatifs à la relance des infrastructures et à l'amélioration des conditions de fonctionnement faisaient déjà l'objet d'un suivi dans le cadre des programmes de l'État.
Pour le ministre, cette première rencontre ne devait pas se limiter à un exercice d'écoute. Elle marque la volonté d'installer un dialogue social permanent, fondé sur la concertation, la responsabilité et le respect mutuel.
« Vous êtes des partenaires essentiels. Parce que vous êtes au plus près des réalités du terrain, vous portez les préoccupations, les attentes et les propositions des agents que vous représentez », a-t-il déclaré devant les responsables syndicaux.
Le ministre a également fixé les priorités de son action : améliorer la performance des établissements publics sous tutelle, renforcer la gouvernance administrative et financière, restaurer un climat social apaisé et accompagner la modernisation du secteur des transports, de l'aviation civile et de la marine marchande.
À l'issue des échanges, les partenaires sociaux ont salué l'ouverture de ce cadre de concertation, tout en exprimant l'espoir que les engagements pris se traduiront rapidement par des mesures concrètes, notamment sur les questions salariales et l'amélioration des conditions de travail.
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En prenant acte de l'ensemble des doléances exprimées, Josué Rodrigues Ngouoniba a souhaité inscrire ces rencontres dans la durée. Pour le gouvernement, le pari est clair : faire du dialogue social un instrument de stabilité, de performance administrative et de relance d'un secteur stratégique pour le développement économique du Congo.
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