/image%2F1906098%2F20260723%2Fob_e1accd_1784816410864.jpg)
Au royaume du 9,95, le 10 est une terre promise. Le Baccalauréat général 2026 a livré son verdict : 49,77 % de réussite. En clair, le verre est à moitié plein... ou à moitié vide, selon que l'on soit reçu ou recalé.
/image%2F1906098%2F20260723%2Fob_24357e_1784816485598.jpg)
Sur les 99 821 candidats, 49 679 décrochent le précieux sésame. Les autres devront sans doute méditer ce vieux principe scolaire : « On apprend aussi de ses échecs ». Encore faut-il avoir le courage de le répéter près de cinquante mille fois.
Pendant que les calculettes chauffaient dans les jurys, le président général des jurys, le Pr Dominique Oba, a rappelé que tout s'était déroulé « conformément aux textes en vigueur ». Une formule devenue aussi incontournable que le traditionnel « les sujets étaient abordables »... surtout après les corrections.
Le grand tour des départements
Cette année, le Congo-Oubangui s'offre le bonnet d'excellence avec 75,86 % de réussite. Derrière suivent la Lékoumou, la Likouala et quelques autres qui peuvent afficher leurs résultats avec un sourire de circonstance.
À l'autre extrémité du classement, le Djoué-Léfini, avec 15,39 %, rappelle qu'au baccalauréat, la gravité existe aussi : certains résultats tombent plus vite que les copies sur les tables des correcteurs.
Quant à Brazzaville, elle décroche un discret 50,07 %. Une victoire au millimètre : juste assez pour franchir la barre symbolique des 50 %. On appelle cela une qualification... à la photo-finish.
Oyo décroche la mention très bien
S'il fallait retenir un nom, ce serait celui d'Ewani Abel Yohann, du Lycée d'excellence d'Oyo. Avec 16,93/20, il devient le meilleur élève du Congo. Une copie qui a visiblement convaincu les correcteurs sans avoir besoin d'une session de rattrapage diplomatique.
Chez les filles, Ankoura Laura Ivenel, du Complexe scolaire Notre-Dame de Rosaire de Brazzaville, s'impose avec 16,47/20, confirmant que l'excellence scolaire ne connaît ni frontière départementale ni distinction de genre.
Après le bac... la grande interrogation
Le plus difficile commence peut-être maintenant. Une fois les cris de joie, les larmes, les selfies et les appels familiaux passés, une question attend les nouveaux bacheliers : « Et maintenant ? »
C'est là qu'entre en scène le Salon de l'information et de l'orientation, où universités, écoles et organismes de formation promettent d'éclairer les jeunes sur les filières, les métiers d'avenir et les possibilités de bourses. Après l'épreuve des mathématiques et de la philosophie, voici celle, tout aussi redoutable, du choix de carrière.
En définitive, ce BAC 2026 laisse une impression contrastée. Il célèbre de brillantes réussites individuelles, met en lumière des écarts importants entre départements et rappelle qu'un diplôme ouvre une porte... sans garantir ce qui se trouve derrière.
Au fond, le véritable examen commence peut-être après la proclamation des résultats.
/image%2F1906098%2F20161025%2Fob_f67791_300x300-ct.jpg)

Haut de page