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À l'occasion de la 10ᵉ Journée africaine de lutte contre la corruption, célébrée le 11 juillet 2026, le président de la Haute Autorité de Lutte contre la Corruption (HALC), Emmanuel Ollita Ondongo, a appelé à un changement profond des pratiques publiques et citoyennes. Au-delà de la commémoration, son intervention dessine les contours d'une stratégie nationale qui entend placer l'intégrité au cœur de la gouvernance.
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Le combat contre la corruption ne peut plus se limiter aux déclarations d'intention. C'est le message qu'a voulu adresser Emmanuel Ollita Ondongo à la Nation à l'occasion de la Journée africaine de lutte contre la corruption, instituée par l'Union africaine en mémoire de l'adoption de la Convention sur la prévention et la lutte contre la corruption.
Dans une allocution au ton volontariste, le président de la Haute Autorité de Lutte contre la Corruption a rappelé que la République du Congo, en ratifiant cette convention continentale, s'est engagée à promouvoir une gouvernance fondée sur la transparence, la responsabilité et le service de l'intérêt général.
Cette année, le thème retenu par l'Union africaine — « Intensifier la promotion de l'intégrité et la lutte contre la corruption sur le continent » — dépasse le cadre symbolique. Pour les autorités congolaises, il constitue une invitation à traduire les engagements politiques en résultats mesurables.
Loin de réduire la corruption aux seules grandes affaires financières, Emmanuel Ollita Ondongo en a décrit les manifestations ordinaires : pots-de-vin exigés pour accélérer une procédure administrative, marchés publics attribués sans transparence, favoritisme dans les services publics ou encore pratiques illicites affectant l'accès à l'éducation et aux soins.
Selon lui, ces dérives fragilisent durablement les institutions, détournent des ressources destinées au développement et accentuent les inégalités sociales, les premières victimes demeurant les populations les plus vulnérables.
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Le président de la HALC a présenté les principaux axes de la politique que les pouvoirs publics entendent renforcer au cours du nouveau mandat présidentiel.
Cette stratégie repose sur le renforcement des organes de contrôle, la digitalisation des services publics afin de réduire les opportunités de corruption, une plus grande transparence dans la gestion des finances et des marchés publics, la protection effective des lanceurs d'alerte ainsi que l'éducation à l'intégrité dès l'école.
Pour les autorités, la transformation numérique de l'administration apparaît comme l'un des instruments les plus efficaces pour limiter les interventions discrétionnaires, améliorer la traçabilité des opérations et restaurer la confiance des citoyens envers les institutions.
Le discours établit également un lien direct avec les orientations présentées par le Premier ministre devant la représentation nationale lors de son discours de politique générale du 23 juin dernier.
Parmi les engagements rappelés figurent la poursuite de l'obligation de déclaration de patrimoine pour les responsables publics, la modernisation du système fiscal grâce à la digitalisation du recouvrement des recettes publiques et le renforcement des mécanismes de redevabilité.
Dans cette dynamique, la Haute Autorité de Lutte contre la Corruption annonce la reprise prochaine, avec l'appui du Fonds monétaire international, des déclarations de conflits d'intérêts. Elle indique également que le Plan stratégique national de prévention et de lutte contre la corruption a franchi une étape importante avec sa validation par le Premier ministre, ouvrant la voie à sa mise en œuvre.
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Au-delà des réformes institutionnelles, Emmanuel Ollita Ondongo a insisté sur la responsabilité individuelle des citoyens. Refuser de verser un pot-de-vin, signaler les faits de corruption via le numéro vert 1023, exiger davantage de transparence dans la gestion locale et transmettre aux jeunes les valeurs de mérite et d'honnêteté figurent parmi les appels lancés à la population.
En conclusion, le président de la HALC a plaidé pour une mobilisation générale associant administrations, secteur privé, organisations de la société civile, médias et jeunesse. À ses yeux, la lutte contre la corruption ne constitue plus seulement un impératif juridique ; elle représente désormais une condition essentielle de la crédibilité de l'État, de la confiance publique et du développement durable du Congo.
Le défi, a-t-il souligné en substance, n'est plus seulement de disposer de ressources, mais de démontrer la capacité collective à les gérer avec intégrité, au bénéfice de tous.
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