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À Brazzaville, le gouvernement congolais a lancé une nouvelle étape de sa coopération avec le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD). En ouvrant les travaux de l'atelier consacré à la priorisation stratégique et à la validation du cadre de résultats du futur Programme de coopération pays (CPD) 2027-2031, la ministre Jacqueline Lydia Mikolo a dessiné les contours d'une ambition nationale fondée sur la diversification économique, la modernisation de l'État et le développement du capital humain.
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Plus qu'une simple rencontre technique, l'atelier marque le point de départ d'un exercice appelé à orienter les futures interventions du PNUD aux côtés de la République du Congo. Face aux représentants des institutions nationales, des partenaires techniques et financiers ainsi que des agences du système des Nations unies, Jacqueline Lydia Mikolo a insisté sur la portée stratégique de cette nouvelle phase de coopération. « Le futur cadre de coopération ne doit pas être un simple document de programmation », a-t-elle affirmé. Il devra devenir « un véritable instrument stratégique » au service de la transformation économique et sociale du Congo, en parfaite cohérence avec les priorités nationales, les engagements africains et les objectifs internationaux de développement.
Dans son intervention, la ministre a dressé un diagnostic lucide des défis auxquels le pays demeure confronté : diversification insuffisante de l'économie, chômage des jeunes et des femmes, renforcement de la gouvernance publique, réduction des inégalités, mobilisation des ressources financières, intégration régionale et adaptation aux effets du changement climatique.
Mais ce constat s'accompagne d'une lecture résolument optimiste des capacités du Congo. Ressources naturelles abondantes, potentiel agricole et énergétique considérable, position géographique stratégique, jeunesse dynamique et montée en puissance du numérique constituent, selon elle, autant d'atouts susceptibles d'accélérer une croissance plus inclusive et durable.
Pour concrétiser cette vision, Jacqueline Lydia Mikolo a identifié trois priorités majeures qui devront structurer le futur Programme de coopération pays. La première concerne le renforcement de la gouvernance publique. Modernisation de l'administration, efficacité de l'action publique, transparence et redevabilité sont présentées comme les fondements indispensables d'un État capable de restaurer la confiance des citoyens, des investisseurs et des partenaires au développement.
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La deuxième priorité place le développement du capital humain au cœur de l'action gouvernementale. L'amélioration de l'éducation, de la formation professionnelle, de l'employabilité des jeunes, de l'autonomisation économique des femmes, de la santé et de la protection sociale est considérée comme la condition essentielle d'une croissance qui profite à l'ensemble de la population.
Enfin, le gouvernement entend accélérer le développement des infrastructures structurantes. Les investissements dans les réseaux de transport, les infrastructures énergétiques et la connectivité numérique apparaissent comme les piliers de l'industrialisation du pays et de sa compétitivité future. La transition numérique, a souligné la ministre, devra permettre d'améliorer la productivité, de moderniser les services publics et privés et de favoriser l'émergence de nouveaux emplois.
Tout au long de son allocution, Jacqueline Lydia Mikolo a insisté sur la nécessité d'inscrire le futur CPD dans une parfaite articulation avec le prochain Plan national de développement 2027-2031 ainsi qu'avec la vision prospective Congo 2063, appelée à définir les grandes orientations du développement national pour les décennies à venir.
L'atelier devra ainsi permettre d'élaborer une théorie du changement partagée, de définir un cadre de résultats réaliste et de faire converger les attentes des populations, les priorités gouvernementales et l'expertise du PNUD autour d'une même ambition : bâtir une économie plus résiliente, plus diversifiée, plus inclusive et durable.
En invitant les participants à faire preuve d'ouverture, d'esprit constructif et d'engagement, la ministre a également réaffirmé l'importance d'un partenariat fondé sur la confiance et la responsabilité partagée. Elle a salué le soutien constant du PNUD ainsi que celui des partenaires multilatéraux et bilatéraux présents, dont l'accompagnement demeure déterminant pour la mise en œuvre des politiques publiques.
Au nom du ministre de l'Économie, du Plan, de la Statistique et de la Prospective, Jacqueline Lydia Mikolo a officiellement déclaré ouverts les travaux de cet atelier stratégique. Au-delà des échanges techniques, cette rencontre apparaît comme un moment charnière dans la préparation d'un partenariat appelé à accompagner la République du Congo dans la réalisation de ses ambitions de développement à l'horizon 2031..
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Au Congo, le PNUD appelle à changer d'échelle pour accélérer le développement national
Brazzaville. À quatre années seulement de l'échéance fixée par l'Agenda 2030 des Nations unies, le temps n'est plus aux intentions, mais à l'action coordonnée. C'est le message fort porté par la Représentante résidente du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), Madame Adama-Dian BARRY, à l'ouverture de la plateforme de collaboration réunissant le Gouvernement congolais, le PNUD et les partenaires techniques et financiers, consacrée à la co-construction du futur programme de coopération 2027-2032.
Dans une allocution empreinte de gravité et d'optimisme, la diplomate onusienne a placé cette rencontre sous le signe de la responsabilité collective. « 2030, c'est déjà demain », a-t-elle lancé, rappelant que les défis du développement imposent désormais une mobilisation sans précédent des acteurs nationaux et internationaux.
Au cœur de son intervention, un hommage appuyé à la vision du Président de la République, Denis Sassou N'Guesso, dont les dix actions prioritaires constituent, selon elle, la boussole devant orienter les interventions du PNUD et de l'ensemble de ses partenaires. Elle a également salué l'engagement du Premier ministre, Anatole Collinet Makosso, ainsi que celui du Gouvernement, coordonné par le ministère du Plan, pour accompagner les grands chantiers de transformation économique et sociale du pays.
Au-delà des déclarations d'intention, la Représentante résidente a plaidé pour une véritable rupture méthodologique. L'heure est venue, selon elle, de dépasser la logique des projets pilotes pour privilégier des programmes multisectoriels capables de produire des impacts mesurables à grande échelle. Cette évolution apparaît d'autant plus indispensable que les attentes des populations, notamment en milieu rural, demeurent considérables.
Son plaidoyer repose sur une conviction : le contexte international, marqué par de profondes mutations économiques et géopolitiques, oblige les États africains à miser davantage sur leurs propres ressources, leur innovation et leurs capacités endogènes. Une approche pragmatique qui invite à valoriser des potentiels longtemps sous-exploités afin de bâtir un développement plus résilient et durable.
Pour nourrir cette nouvelle ambition, le PNUD s'appuie sur un socle d'analyses désormais consolidé. L'évaluation conjointe de la situation du développement réalisée en 2025 par le Gouvernement congolais et les Nations unies, ainsi que les enseignements tirés du cycle de coopération 2022-2026, offrent une lecture plus fine des défis structurels du pays et permettent d'identifier les leviers susceptibles d'accélérer sa transformation.
L'atelier de planification stratégique qui s'ouvre à Brazzaville ne vise donc pas seulement à élaborer un nouveau document de coopération. Il ambitionne de faire converger les priorités nationales, les expertises techniques et les capacités financières des partenaires autour d'une même exigence : produire des résultats concrets, visibles et durables pour les populations.
À travers cette plateforme de collaboration, le PNUD réaffirme ainsi son engagement à accompagner la République du Congo dans la réalisation de ses ambitions de développement, en inscrivant son action dans la dynamique impulsée par les plus hautes autorités de l'État. Un pari sur la coopération, mais surtout sur la capacité collective à transformer les ambitions nationales en réalisations tangibles.
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